Le nez en sang, le visage tuméfié, Alexandre explique une fois encore à ses interrogateurs que Drummer est arrivé chez lui par hasard et que la clef a été postée la veille à destination de la police.
“Mais bien sur — Répond Fabien, d’un ton qui fait bien comprendre qu’il n’en croit pas un mot — Tu arretes de raconter des conneries maintenant !
- Mais c’est vrai ! — insiste Thomas juste à coté en gémissant.
- Tagueule ! ” Lui crit Marc tout en lui assenant un brutal revert de la main.
Fabien fait quelques pas en arrière, consulte sa montre, pousse un soupir puis annonce : “Mon collègue et moi sommes un peu préssés par le temps, d’autre part, il serait difficile de pousser un peu plus loin notre interrogatoire sans que vous ne deveniez passablement bruyant ; et je n’aimerais pas déranger les voisins.
Je vous propose donc un marché — dit-il en ajustant un silencieux sur son arme avec un sourire — dites-moi la vérité et je vous laisse en vie, ou bien, dans dix secondes, l’un d’entre vous meurt.”
Il léve son arme, lentement, leur tourne le dos et commence à compter : “Un, Deux, trois …”
Malgrés leurs visage abimés par les coups, Thomas et Alexandre se regardent, les yeux grands ouverts.
“Quatre, Cinq, Six, …
- Mais on vous jure que — proteste Alexandre
- Tut tut tut, la vérité — le coupe Fabien, qui continu – sept, huit, …
- Non vraiment, s’il vous plait ! — implore Thomas.
- Neuf — compte Fabien –et … — Lentement, il se retourne, d’un geste large, pointant son arme vers Alexandre — Dix.
- NON !” Thomas Hurle, Alexandre a les yeux grands ouverts.
“Pfiou”, une détonation étouffée. Comme au ralenti, le corps d’Alexandresursaute. En arrière plan, un craquement retentit. “Pfiou”, un deuxième sursaut secoue Alexandre. Derrière, un homme en imperméable se jette dans les airs, un pistolet à la main. Marc dirige son arme vers le nouveau venu. “Pfiou”, un troisième trou apparait sur le torse d’Alexandre. “Bang”, un splash rouge éclate sur la tempe de MArc. Fabien entamme un demi-tour. “Bang, Bang… Bang.” les balles sifflent. Fabien ne termine pas son demit tour et s’écroule lentement sur le sol. Avec un mouvement de gymnastique, l’inspecteur Beaulieu finit son vol planné et atterrit sur le sol, derrière la table du salon.
Le temps reprend son cours normal, et cinq agents de police en casque et gilet pare-balles, investissent la pi\’`ece, désarment les deux malfrats dont les corps se convulsent encore ; mortellement touchés par l’inspecteur Beaulieu.
Celui-ci se redresse lentemant, s’adresse en se massant l’épaule droite. A ses pieds, le corps de Fabien cesse lentement de se convuls=’e, juste a cote d’une immense tache de sens en provenance du crâne de Marc. Attaché sur son fauteuil, Alexandre est tête penchée, un mince filet de sang s’échappant de sa bouche ouverte. Seul Thomas est encore en vie ; mais pas pour très longtemps car il a été touché par une balle perdu à la poitrine et entre deux deux quintes de toux, il arrive à sourire et à dire : “Waa… Ca c’était la classe.” Une nouvelle quinte de toux brise son sourrire, et il s’écroule à son tour, inerte.
Face à ces quatre cadavres, L’inspecteur Beaulieu laisse tomber ses bras et avec un regard plein d’incomprénsion s’interroge : “Mais que’est-ce que c’est que ce bordel ?”
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